A la suite

Mon deuxième blog se concentre principalement sur la République centrafricaine, un pays sans accès à la mer ; certes, un pays sans accès à beaucoup de choses, la moindre d’entre elles n’étant pas sa capacité d’attirer notre attention.  Comme c’est bizarre ! Les droits de l’homme ne sont-ils pas au profit de tout le monde, surtout celui des victimes d’une « crise ignorée » ?

 

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Je ne suis pas détenteur de droits

La République centrafricaine : Deux semaines après l’annonce de Laurent Fabius

Le 13 octobre, lors d’une visite à Bangui, Laurent Fabius – le ministre des Affaires étrangères – a déclaré que la France projette d’augmenter sa présence militaire dans le pays enclavé, ancienne colonie française. Mais si la France, de même que les Nations Unies, sont là depuis des années, qu’ont-ils fait ? Pourquoi est-ce qu’on compte encore les cadavres’, comme l’a fait remarquer Julien Bela dans son article publié le lendemain de l’annonce française? Autrement dit, c’est quoi le problème qui n’a apparemment fait qu’empirer depuis une dizaine des années ?

En mars 2013, la coalition ‘Séléka’ de Michel Djotodia a renversé François Bozizé, le président de l’époque, sans ingérence de la part de son voisin tchadien, ni de la France. Par la suite, le pays vit une tragédie, selon l’ONU, qui tient à ce que la sécurité soit rétablie dans le pays, dont 10% des cinq millions d’habitants ont été déplacés par le conflit.

La situation sécuritaire en République centrafricaine a donc été qualifiée de « catastrophique ». De son côté, la coalition Séléka est accusée de : « viols, vols et crimes ». En septembre, Human Rights Watch a publié un rapport intitulé « Je peux encore sentir l’odeur des morts : La crise oubliée des droits humains en République centrafricaine » qui a fait lumière sur cette « crise ignorée ».

Parmi les exactions documentées par les chercheurs le 13 avril, la Séléka s’est ruée sur un cortège funèbre et a fusillé au moins 18 civils. La Séléka recourt également à un subterfuge, aller de porte en porte dans les villages pour demander aux gens de sortir de chez eux et de venir à une réunion pour parler avec les forces de Séléka. Une fois sortis de leurs maisons, ils sont attachés par les bras et tués par balle les uns après les autres.

Des violences intercommunautaires menacent également de prendre un tour religieux entre la grande majorité chrétienne et les musulmans. Il est à noter que M. Djotodia est le premier président musulman de l’histoire de son pays. Quant à lui, il a tenté de dissoudre la Séléka et cherche depuis à neutraliser et à désarmer les forces responsables des exactions.

Bela dénonce quoi qu’il en soit le rôle de l’Héxagone dans cette débâcle. Fondamentalement, il prétend que la France n’a que des intérêts en Centrafrique, expliquant ainsi leur participation, comme par exemple l’aéroport Bangui-M’Poko, et l’entreprise Total.

‘Pendant que les Centrafricains s’entretuent, la France engrange de l’argent’

En effet, jusqu’à présent, 400 soldats français contrôlent l’aéroport de Bangui mais ne prennent pas part aux opérations de la Misca. Bela en déduit que la République centrafricaine a besoin, entre autres choses, d’argent pour se ressaisir, non pas de servir de gouvernement fantoche de Tchad, de la France ou de l’ONU. Je vous invite à lire son article – un argument de poids.

RDC : Une semaine plus tard…

Ironie du sort, le jour suivant le lancement de mon premier blog, dans lequel j’avais applaudi les lueurs d’une paix durable en RDC issu des pourparlers, j’ai alors lu au sujet de l’acheminement « lentement mais sûrement vers un échec », a déclaré un haut responsable congolais présent à Kampala. Aujourd’hui, c’est le troisième jour de combats entre l’armée et la rébellion.

Selon le M23, il reste deux points « à régler, concernant des dispositions de sécurité ». Premièrement, la question de l’incorporation des rebelles dans l’armée. Kinshasa a refusé catégoriquement d’accorder l’amnistie à certains dirigeants du M23, et de même interdit à ces derniers de faire partie des armées de la RDC. Le blocage des pourparlers fait craindre un nouvel éclat de violence au Nord-Kivu, qui semble se confirmer dans la découverte ce week-end de deux fosses communes à Kiwanja lors d’une contre-offensive de l’armée congolaise.

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One thought on “A la suite

  1. Pingback: Les horreurs inqualifiables au cœur de l’Afrique | athrib

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